Quand la peur de mourir nous empêche de vivre
Moi, qui ai tant lutté pour exister,Jusqu’à m’épuiser et me perdre,
Dans cet espace, je partage des articles inspirés par les questions qui émergent dans la pratique thérapeutique et par les multiples traversées de la vie. À travers des réflexions, des récits, des poèmes et des ressources, j’explore ce qui peut nous éloigner de nous-mêmes, nous mettre en mouvement ou nous accompagner sur un chemin de transformation.
Que vous soyez engagé·e dans une démarche personnelle, intéressé·e par la psychologie et les relations humaines, ou simplement en quête de réflexion et d’inspiration, vous trouverez ici des textes pour nourrir votre cheminement intérieur.
Moi, qui ai tant lutté pour exister,Jusqu’à m’épuiser et me perdre,
Il y a des expériences qui ne se comprennent pas uniquement en les racontant avec des mots. Pour être réellement entendues et comprises, elles demandent que l’on prenne en compte le contexte socioculturel de la personne, ce qu’elle a vécu dans son corps, son histoire, son environnement, ainsi que les ajustements invisibles qu’elle met en place pour être acceptée ou mieux tolérée.
Comprendre la transculturalité et le croisement des cultures
Ce moment où tu prends conscience que, longtemps, tu as été effacé(e). Pas par absence, mais par adaptation.
Grandir dans une double, triple ou multiple culture dès l’enfance, être exposé(e) à plusieurs langues, références sociales et identités nationales, marque profondément la construction de soi. Cette pluralité peut devenir source de richesse, mais aussi de tension interne et de conflit identitaire.
Beaucoup de personnes se reconnaissent plus facilement dans la souffrance que dans le bien-être. Quand on a eu l’habitude de porter des émotions lourdes, de traverser des situations difficiles ou de se sentir épuisé(e), il est facile de s’identifier à cette version de soi « qui va mal ». Parfois, cette identification peut créer des croyances limitantes ou des comportements d’auto-sabotage, nous poussant à reproduire inconsciemment ce qui nous fait souffrir.
"Le changement apparait lorsque le sujet devient ce qu'il est, non lors qu'il essaie de devenir ce qu'il n'est pas".
Certaines paroles blessantes restent gravées pendant des années, alors que les compliments s’effacent en quelques secondes.
Le Chaos nous renvoie à l’image de la destruction, de la ruine et du désordre. Cela fait peur.
Parce qu'on a appris à chercher ailleurs quand tout se trouve à l’intérieur.
Le terme prostitution affective peut choquer, heurter, déranger, déstabiliser. Il évoque quelque chose de violent, d’indécent.Et pourtant… c’est précisément cette violence intérieure que vivent de nombreuses personnes lorsqu’elles prennent conscience de ce qu’elles se sont infligé pendant des années pour être aimées.Ce mot transcrit l’expérience d’avoir tout donné de soi, parfois jusqu’à disparaître pour obtenir une peu d’affection, un regard, une place, une illusion d’amour
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est une expérience profondément singulière, souvent traversée par une grande ambivalence émotionnelle. Au-delà de l’acte médical, elle peut mobiliser des dimensions intimes liées à la culpabilité, à la perte, à la honte ou au soulagement. Chaque femme vit ce moment à partir de son histoire, de ses valeurs, de son contexte relationnel et de son rapport à son corps.
Porter la vie laisse toujours une empreinte. Dans mon accompagnement, je parle souvent de la manière dont la grossesse laisse une trace de cette expérience dans le corps, l’âme et la psyché . Au‑delà du vécu émotionnel, une dimension biologique vient aujourd’hui éclairer cette empreinte : le microchimérisme fœtal.
Aux mamans qui ont porté la vie et son contraire et aux femmes déjà mamans dans leur cœur
Porter la vie est une expérience profondément transformatrice.Qu’elle ne dure que quelques semaines ou s’étende sur neuf mois, elle relie la femme à quelque chose de plus vaste qu’elle : l’amour, la féminité, la fertilité, la création, la continuité, la vulnérabilité, sa place dans la famille et dans la lignée, le transgénérationnel…
On la redoute, on la fuit, parfois même on la recherche…La solitude est une expérience universelle et inévitable dans la condition humaine.Elle peut être douloureuse, vertigineuse, un espace de souffrance lorsqu'elle évoque l'abandon, le vide, l'isolement ou l'absence de lien. Mais elle peut également se révéler fertile et libératrice, un espace de rencontre avec soi, un moment privilégié pour se retrouver et écouter ce qui se perd dans le bruit du monde.